Voyager en voiture à Bali : conseils pour conducteurs étrangers – droits, règles, amendes
06/05/2026

VOYAGER EN VOITURE À BALI : DROITS, RÈGLES, AMENDES — conseils pour conducteurs étrangers
Contenu de l'article :
- Permis internationaux et droits ASEAN
- Le certificat « day off »
- Enregistrement des permis locaux en cas de titre de séjour
- Amendes et procès-verbal avec un agent de la circulation
- « Prendre ou pas ? » — l'enregistrement d'une police d'assurance
Récemment, dans l’un de nos articles, nous expliquions comment obtenir un permis de conduire en Thaïlande, et aujourd’hui nous abordons la question de la conduite dans un pays proche « dans l’esprit » de la Thaïlande : l’Indonésie, et plus précisément l’île de Bali, dont la popularité ne cesse de croître.
Les règles entre États de l’ASEAN s’appliquent à Bali : si vous avez obtenu un permis dans l’un des pays de l’Association des nations d’Asie du Sud‑Est, vous pouvez circuler sur les routes balinaises. Si vous préparez un trajet en voiture autour de l’île, ces informations vous seront utiles.
Sans surprise, à Bali, comme en Thaïlande, les loueurs ne se préoccupent généralement pas de savoir si vous êtes titulaire d’un permis conforme. Ils ne sont pas responsables de la personne à qui ils confient leur véhicule. En cas d’accident, que vous soyez responsable ou non, si votre permis ne répond pas aux exigences indonésiennes, attendez‑vous à en supporter la responsabilité.
Même si l’Indonésie a signé la Convention de Vienne, celle‑ci n’a malheureusement pas de poids pratique pour la police locale. Les agents exigent en tout cas un document — un permis international, un permis local ou un permis délivré par un pays membre de l’ASEAN. Il vaut donc mieux anticiper ces démarches avant le départ.
Le permis international peut être obtenu assez rapidement sur la base de votre permis national, sans examen supplémentaire. Il suffit de se rendre au service de la circulation de votre ville, de fournir les documents requis, des photos et de payer les taxes. La validité est généralement de 3 ans (parfois d’un an) et il est reconnu dans une centaine trente de pays signataires de la convention de l’ONU sur la circulation routière. Vérifiez la catégorie : pour un cyclomoteur, une moto ou un scooter, la catégorie A est requise ; pour une voiture, la catégorie B.
Si vous n’avez pas eu le temps de demander un permis international, les « permis week‑end » sont très répandus parmi les étrangers à Bali. Connaissez‑vous ce dispositif ?
Ils se délivrent au poste de police Politabes, mais uniquement à Denpasar, sur présentation d’une copie de votre passeport, d’une copie de la page visa et surtout de l’adresse de votre lieu de résidence (précisez à l’avance l’adresse de l’hôtel ou du logement loué). Cette adresse figurera sur le permis. Ce type de permis coûte entre $30 et $50, et le prix se négocie parfois. Certains voyageurs obtiennent un tarif inférieur après discussion.
Le permis « week‑end » (touristique) est valable 1 mois et convient uniquement pour la conduite de véhicules à moteur lors d’un séjour court. Si vous envisagez de rester plus longtemps à Bali, voire d’y résider, il est préférable d’obtenir un permis local.
Il est intéressant de noter que les catégories A et B connues chez nous sont définies différemment à Bali :
SIM A - conduite d’une voiture particulière ;
SIM C - permis moto.
Les permis indonésiens sont délivrés pour 5 ans et accessibles dès 17 ans. Les étrangers titulaires d’un titre de séjour en Indonésie (KITAS) peuvent obtenir les permis locaux aux mêmes conditions que les citoyens, sans examen pratique et sans justificatif de qualification.
L’Indonésie dispose d’une structure propre, comparable à la police de la circulation, qui délivre les permis. Notez qu’un document est délivré pour chaque catégorie : vous pouvez donc détenir deux permis distincts (voiture et moto). Les frais sont facturés pour chaque document (environ 2,500,000 IDR par catégorie), mais une réduction est possible si vous enregistrez deux catégories simultanément. La procédure est simple :
Faire une photocopie du KITAS
Passer un test psychologique : le test comprend 20 questions simples en anglais. Le coût est d’environ 100,000 IDR pour la moto et la même somme pour la voiture
Test daltonisme et tension : le bureau est situé à côté du centre de vérification psychologique. Il y a souvent une file d’attente, mais on vous remet un ticket et l’attente est assez rapide. Votre tension artérielle et votre perception des couleurs seront contrôlées. Le test coûte 25,000 IDR.
Dépôt de tous les documents pour le permis. Le bâtiment des services de la circulation se trouve également près du centre de contrôle de la vue. Cette étape est la plus longue en termes d’attente (1–2 heures), à cause de la file. Vous serez appelé avec un ticket, une photo sera prise et vos empreintes seront relevées.
L’examen théorique comporte 30 questions vidéo en indonésien. Les questions sont simples : il faut dire si le conducteur a agi correctement ou non. Beaucoup de candidats, même sans maîtriser la langue, répondent logiquement et obtiennent les bonnes réponses. Si vous n’êtes pas sûr, vous pouvez toutefois être accompagné d’un interprète lors de l’examen. Il faut obtenir 21 bonnes réponses sur 30. Les résultats sont rendus immédiatement. En cas d’échec, vous pouvez repasser l’examen n’importe quel jour sauf le dimanche.
Si vous demandez votre permis pour la première fois ou si vous n’avez aucun document de conduite prouvant votre pratique, il se peut qu’on vous demande un examen pratique (chaque catégorie a ses exigences). Pour la catégorie SIM A (voiture) : avancer et reculer dans une allée étroite bordée de cônes ; slalomer en marche arrière ; stationner, stationnement parallèle ; montée avec arrêt, actionner et desserrer le frein à main, puis repartir ; descente avec arrêt et sortie. Pour la catégorie SIM C (moto) : rouler sur une voie étroite avec des cônes rapprochés ; slalomer autour des cônes (si vous renversez quelques cônes, l’épreuve n’est pas validée) ; huit ; test de réaction et demi‑tour.
Pour obtenir le permis, vous devez payer une taxe d’État de 100,000 IDR
Délivrance du document. Après toutes ces étapes, vous obtiendrez le permis le jour même.
Des agences à Bali peuvent vous aider à obtenir un permis sans tracas ni longues files, moyennant des frais supplémentaires. Reste alors à évaluer la compétence et la fiabilité de l’agence.
On lit parfois sur Internet qu’il est possible de s’arranger directement avec la police indonésienne et qu’il existe des « amendes non officielles ». Certes, certains étrangers tentent de régler les choses sur place. Mais cela ne fonctionne pas systématiquement. Voyons quelles infractions entraînent des sanctions à Bali :
- Absence de permis de conduire — jusqu’à 1 million IDR ou emprisonnement jusqu’à 4 mois
- Conduite d’un scooter ou d’un cyclomoteur sans casque (concernant le conducteur et le passager) — à partir de 250,000 IDR ou emprisonnement jusqu’à 1 mois
- Dépassement de la limite de vitesse — de 150,000 à 500,000 IDR selon l’excès
- Utilisation du téléphone au volant — environ 750,000 IDR. Même si vous utilisez un navigateur, il vaut mieux garder le téléphone en lieu sûr et utiliser un kit mains libres : en plus de l’amende, de nombreux « moto‑pickpockets » à Bali profitent des conducteurs distraits pour arracher leur téléphone
- Absence de ceinture de sécurité — environ 150,000 IDR
- Stationnement en zone interdite — jusqu’à 100,000 IDR
- Passage au feu rouge — de 250,000 à 500,000 IDR
- Conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants — jusqu’à 8 millions IDR ou emprisonnement d’1 an
Si vous êtes arrêté (la police indonésienne a le droit de vous contrôler pour vérifier vos papiers) et qu’un procès‑verbal est dressé, vous devez
s’acquitter du montant indiqué dans une banque à proximité (surat tilang biru), revenir chez les agents avec le reçu et récupérer vos papiers du véhicule et votre permis.
Conseils pour conducteurs étrangers pour gérer les difficultés sur la route :
- La circulation se fait à gauche à Bali. Si vous avez l’habitude de conduire à droite, les carrefours peuvent poser problème : soyez très prudent et évitez de vous retrouver en sens inverse.
- « mouvement sans règles ». Les locaux roulent souvent sur les routes étroites de l’île comme bon leur semble. Il est fréquent de ne pas comprendre immédiatement où un motard va tourner ou quelle manœuvre il va effectuer. Il est donc essentiel pour les étrangers de « sentir » les autres usagers, d’être extrêmement attentifs et vigilants en permanence.
- Les conducteurs locaux klaxonnent fréquemment pour n’importe quelle raison. Apprenez à rester calme face à cela. Le plus souvent, le signal indique qu’ils souhaitent dépasser ou accéder à une route prioritaire ; il vaut mieux céder que de provoquer un incident.
- Vous êtes le seul responsable de la sécurité de vos effets personnels : évitez de suspendre un sac ou un sac à dos à l’arrière, il peut être simplement tranché. La plupart des routes de Bali sont étroites et très fréquentées ; vous ne remarquerez peut‑être pas qu’on vous suit, et votre sac pourra disparaître.
- Beaucoup de débutants choisissent de commencer par la moto ou le scooter à Bali. Ce n’est pas forcément la meilleure option. Avec le « chaos balinais » sur les routes, il est plus sûr de louer une voiture. Si vous tentez quand même la moto, commencez impérativement avec un moniteur local qui vous apprendra les spécificités de la conduite à Bali.
- Faites le plein dans des stations‑service officielles. L’essence vendue en bouteilles sur le bord de la route peut être de mauvaise qualité et provoquer une panne.
- Conduire la nuit. Bali vit la nuit et si vous envisagez de rouler en moto le soir, réfléchissez‑y bien. D’une part, il n’y a pas moins de conducteurs la nuit (surtout dans les zones touristiques) ; d’autre part, vous risquez de vous perdre dans les ruelles étroites et d’emprunter un mauvais chemin, ce qui peut être dangereux. Enfin, certaines routes sont en mauvais état (nid‑de‑poule, graviers), ce qui accroît le risque d’endommager votre véhicule.
- En cas d’accident, la police n’est pas toujours appelée. Les Balinais considèrent souvent que le touriste est responsable, car il « ne connaît pas les règles locales ». En cas d’incident, prévenez d’abord le propriétaire du véhicule : s’il faut la police, il pourra vous aider à régler le conflit.
- Souscrivez une assurance. L’assurance n’est pas obligatoire à Bali, mais il est vivement recommandé aux étrangers d’en avoir une. Dans certains lieux de location, on proposera une « assurance orale », c’est‑à‑dire un petit supplément ajouté au prix de location en cas d’accident. N’acceptez pas cela sans confirmation écrite : demandez au loueur ou au propriétaire d’inscrire ces conditions dans le contrat de location. En cas de refus, assurez le véhicule vous‑même. Mieux encore, prenez une assurance santé étendue à la conduite de véhicules à moteur. Les fractures sont fréquentes lors d’une chute et les soins peuvent coûter cher pour les étrangers ; mieux vaut être couvert. N’oubliez pas que l’assurance est valable seulement si vous détenez un permis de la bonne catégorie.
En conclusion, encore quelques conseils :
- Avant de quitter le point de location, prenez des photos du véhicule loué sous tous les angles. Ainsi, au retour, on ne pourra pas vous imputer des rayures anciennes.
- Lors de la préparation d’un voyage à Bali, rejoignez une communauté de passionnés (motards, automobilistes) où vous pourrez poser des questions, lire des avis, découvrir les meilleures assurances, les agences de location fiables, etc.
- Sachez que les policiers asiatiques ont un « œil averti » et repèrent vite un touriste. Évitez de vous habiller de façon trop voyante pour attirer moins l’attention. Observez ce que conduisent les locaux : en vous en rapprochant, vous réduirez les risques d’être contrôlé à répétition.
- N’oubliez pas les conditions météorologiques. En T‑shirt et short, on peut s’exposer au coup de soleil en quelques heures, et sous une pluie tropicale, mieux vaut éviter de prendre des risques et éviter la moto.
- Si vous prévoyez de traverser Bali du nord au sud, il est souvent préférable de louer une voiture, porter des valises sur une moto n’est pas pratique.
- Si un policier vous arrête, coupez le moteur et rangez la clé dans votre poche. Il arrive fréquemment que la police balinaise saisisse la clé lors d’un contrôle et tente d’obtenir un « paiement informel ». Sans clé, ils peuvent parfois vous laisser partir.
- Faites preuve de prudence et ne cherchez pas à suivre le rythme des locaux. Rappelez‑vous qu’ils sont habitués à ces conditions ; vous, vous êtes responsable de votre sécurité.
L’île exotique de Bali est belle et fascinante, pas étonnant qu’elle attire tant de visiteurs. La découvrir au volant d’une voiture ou d’une moto a un charme particulier. Suivez nos conseils et bonne route !
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